Découverte de la spéléologie de l’Athletic Vallerois

Lieu : Grotte de Paques (Saint Cezaire )
Samedi 31 Janvier 2015
Participants : Tonio – Lionel – Serge – Alain – les  Jeunes de l’Athletic Vallerois accompagnés par  Eric et Cedric
TPST : 1h30

Rendez-vous était donné à 9.20 devant la salle des Moulins de St Cézaire.

A l’heure dite, tout le monde était présent et après un rapide appel pour s’assurer qu’il ne manquait personne, l’aventure allait pouvoir commencer. Notre bataillon prit forme – 5 voitures dans lesquelles se sont répartis les 18 enfants téméraires de l’Athlétic Vallérois, accompagnés de 8 adultes : 2 cadres de l’Athlétic, 2 parents volontaires et 4 spéléos Garagalh.

Une fois sur le parking à proximité de la cavité, tout le monde se met en tenue de combat. S’en suit une présentation rapide de la Grotte de Pâques – 7.5 Km de galeries – qui l’eu cru??? C’est quoi une résurgence? Comment ils ont fait pour trouver la grotte? Hum… premières difficultés de la matinée. Quelques mots salvateurs de Tonio sont les bienvenus. 2 minutes supplémentaires pour présenter la spéléologie dans sa diversité (prospection/désob, évolution H et V, et bien sûr la contribution essentielle de nos  copains plongeurs) un rappel des quelques consignes à suivre pour faire de cette matinée une réussite et nous voilà partis, le casque vissé sur la tête, vers les entrailles de la terre.

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Devant la grotte qui n’attend qu’une chose: nous avaler, nous abandonnons les 2 parents volontaires a leur rôle de Saint Bernard au cas ou un des enfants souhaite faire demi-tour de façon prématurée.

Alain et Tonio passent devant avec le groupe des filles. Il est prévu que nous suivions avec les garçons. Nous voyons ces demoiselles disparaitre tandis que Serge se bat avec sa lampe acétylène. Elle ne semble pas décidée a vouloir le guider dans le noir. Il la secoue façon Orangina, la cogne sur le rocher. Sûrement mécontente de ce traitement, indigne pour une lampe si âgée, elle se rebiffe en soufflant une flamme d’une bonne trentaine de centimètres, faisant se recroqueviller quelques poils de barbe de ce brave Serge qu’elle a réussie a attraper sur son passage. Vaincu, Serge décide de se rallier aux technologies modernes et choisit de nous montrer la voie en faisant confiance à la fée électricité. Nous pénétrons a notre tour dans cet œil noir qui nous épiait depuis trop longtemps. Toujours la même sensation – au fur et a mesure que l’on s’enfonce dans ce tube, la lumière naturelle diminue puis disparait. Les odeurs extérieures également. On change de monde. On se courbe, retrouve nos origines. Contact direct et physique avec le minéral. Le travail de l’eau, pétrifiant cette roche pourtant si dure et massive, la remodelant suivant son humeur. Puis les premiers cris – Oh c’est top. T’as vus là-bas, c’est quoi qui a fait ca? Rassurant. Les premières impressions sont souvent capitales. On avance, l’humidité se fait plus présente. La boue pointe le bout de son nez. Un ressaut, passé sans difficultés et on commence à prendre goût à ce corps  corps avec les éléments. Et il vaut mieux car le combat ne fait que commencer. Nous arrivons bientôt face a un petit gourd. Les heureux possesseurs de bottes vont pouvoir passer sans se poser de question quant aux autres, s’ils veulent conserver leurs chaussures sèches (la notion de sec sous terre est toute relative…), ils vont devoir être inventifs pour contourner cet obstacle. Le plafond s’abaisse, a moins que ce ne soit le sol qui ne remonte – toujours est-il que le seul moyen d’avancer est de ramper, en fixant les pieds de celui qui nous précède, servant a notre tour de guide au copain qui suit. Un peu stressant au début mais, devant, ils sont bien passés, donc ça passera pour moi aussi. Quel pied de l’autre coté – T’as vu comme je suis passé – facile!

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La suite sera… gluante. La boue est revenue, et cette fois-ci en force. Elle est bien décidée à nous tenir en échec. A chaque contact, elle nous retient, nous marque, nous plombe; elle va même jusqu’à vouloir nous voler nos bottes! Mais aujourd’hui nous avons décidé d’aller plus loin et rien ne pourra nous arrêter. Bientôt une petite cheminée s’ouvre dans le plafond du laminoir que nous remontons. On s’engouffre et… quelle surprise, du volume, enfin debout. Après tout ce temps passé a l’horizontale, on est tout étonné de retrouver une position verticale. La salle de minuit nous accueille, elle devait savoir que nous allions venir. Elle s’était parée de ses plus beaux atours: stalactites, stalagmites, fistuleuses, draperies. L’occasion d’échanger sur les concrétions et le talent d’artiste de dame nature. Au loin les voix des filles. Quelques sourires sur le visage de nos garçons. Elles sont allées vers la galerie de la cascade. Nous ferons de même, tant pis pour la galerie de l’oiseau. Nous n’aurons pas le temps. Encore une caractéristique du monde souterrain: l’impossibilité de pouvoir conserver une quelconque notion du temps. Très vite nous les croisons, cris, rires – tout va bien chez les filles aussi.

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Un passage bas et… mouillé car il se fait, en fait, sur le passage du ruisseau. Mais une fois de l’autre coté, nous voilà récompensés. Ouah c’est géant! Le ruisseau chevauche une suite de petits gourds magnifiques, qui font l’admiration de tous. Une pause barre de céréales (merci Alain) et il nous faut repartir dans l’autre sens. Nous aurions prolongé la visite bien volontiers mais nous devons nous plier au dictat imposé par la montre. Nous empruntons le même chemin qu’a l’aller, mais cette fois-ci, plus de scrupules vis a vis de l’eau et de la boue. On fonce. On se sent plus a l’aise, les mouvements commencent a devenir naturels. Le rythme s’accélère. Décidément, il y a des vérités qui restent vraies même sous terre: ici aussi le garçons courent après les filles! Bientôt moins de boue, puis l’air qui nous apporte les odeurs de nature de l’extérieur, et la lumière naturelle. Ca y est, c’est terminé, on est dehors. Toujours un peu déçu que cela s’arrête. On éteint les lampes et on file jusqu’aux voitures pendant que Serge récupère la main courante posée le long du sentier. Comme lorsqu’on était au fond de la grotte, on commence par entendre les filles qui sont déjà arrivées au parking, puis on les rejoint.

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On se change, certains mangent un biscuit pendant que d’autres sautent sur un pied en essayant de retirer cette fichue chaussette récalcitrante. Une dernière photo et on remonte vers la salle des moulins qui nous avait vu partir 3 heures plus tôt. Les parents attentent, depuis déjà longtemps… Il est temps de se quitter, un au revoir et merci a tous! et, en quelques minutes, il ne reste que nos 4 voitures garées sur le trottoir. Un grand merci aux enfants pour cette matinée magnifique – que de plaisir partagé!

 

Bientôt 13.00 – un rapide passage a la superette du coin et nos 4 spéléos terminent cette matinée par un pique nique bien sympa.

Rendez-vous Samedi prochain même endroit même heure, cette fois-ci avec les poussins!

L.P.

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