Mescla S3 -165m

Mescla (06)

Durant l’année 2013, 2014 puis 2015 avec l’autorisation du C.D.S 46 via Frederic Bonacossa, nous avons sécurisé les zones exondées pour optimiser le portage en vue de diminuer les efforts lors des sorties des plongées que ce soit avant le S1 mais aussi à l’inter-siphon S2 S3. Les plongeurs plus ou moins souteux, nos amis du Garagalh, Geokarst, G.S.I et bien d’autres se sont retrouvés avec des pelles, des pioches et autres seaux, perfo avant de terminer autour d’un casse-crôute bien mérité.
Il fut mis en place une série de prélèvements dans le S1, S2, S3 et S3 bis en relation avec le CNRS 06 et son représentant dans cette étude : monsieur Philippe Audra. A cette occasion des prises de mesures ‘ temps/profondeurs/températures’ furent renouvelées sur l’ensemble des plongées ainsi que le jour de la pointe mais aussi la collecte d’échantillons eaux à différents points remarquables ou l’on constatait clairement les arrivées d’eau froide.
De nombreuse sorties soit plus de 18 heures de plongées cumulées furent nécessaires pour réaliser les topographies des différents siphons ainsi que la sécurisation des lignes en partie immergées.
Nous avons bénéficiés de la présence et veille des docteurs Andreas Kauer et Carl Willem du caisson hyperbare de Nice qui fut mis en alerte durant nos explorations.
Mi-juillet 2015, après déjà deux plongées de reconnaissance à -40 et -100 dans le S3, nous décidons de pousser plus loin notre curiosité dans cette partie de la Mescal ayant déjà dédouané les aspects critiques du portage de l’inter-siphon S2-S3 ainsi que le protocole de décompression spécifique à cette cavité : la galerie évolue entre -7 mètres et 25 mètre sur les 300 premiers mètres. Il faut attendre plus de 400 mètres pour approcher la zone de dépose des premières déco profondes.
Samedi 11 juillet, Mathieu, Didou et Fred réalisent le portage de la totalité du matériel derrière le S1 prêt à partir dans le S2 hors les recycleurs mais aussi les 50% qui seront utilisés en rechape lors du passage du S1.
Dimanche 12 juillet, Jerome, Arthur, Didou et Fred arrivent au parking improvisé le long de la N202 dès 8h avec la volonté d’une mise à l’eau avant 9h qui sera tenue. Arthur et Jerome passeront leur temps à attendre Didou et Fred durant 4h évoluant dans le S1 et S2 camera et caisson photo à la main : il est vrai que la cavité et ses concrétions immergées permettent de se croire dans les Cénotes à 30 minutes de Nice températures de l’eau inclue !! De leur côté Didou et Fred s’immergent dans le S3, déposent les rechapes O2 dès l’entrée dans le puis de 15 mètres puis les 50% dans la zone des 300 mètres de l’entrée avant de continuer ensemble jusqu’à -60 mètres qui fut la zone de séparation du binôme avant de se retrouver dans la zone des -100 lors du retour du fond de Fred.
La plongée du fond se devait d’être rapide afin de limiter au maximum la décompression n’ayant pas d’équipe pour passer notre matériel lors du portage de l’inter-siphon S2 S3 et nous y sommes parvenus en limitant le temps de déco à 1 heure.
Une fois engagé dans la pente à 45° de la zone -60 terminus Leguen à -100 on arrive en hauteur d’un puis vertical de plus de 10 mètres de diamètre terminus de Rick Stanton qui est la continuité du tunnel d’accès. Les parois sont entièrement couvertes de glaise et ne laissent pas apercevoir les roches qui la supportent.
Arrivé à – 120 zone du terminus John Volanthen on passe sur le fil de Eric Estabie jusqu’à un promontoire ou plutôt une restriction de 10 mètres à 8 mètres de diamètre du puits à – 140.
Fred a continué de suivre le fil du dévidoir qu’avait lâché Eric jusqu’à -155 ou il était bien planté dans la glaise depuis 2006.
Une fois le dévidoir nettoyé et fonctionnel ce fut reparti pour un tour avec une magnifique glissade en direction de fond soit une distance dans le S3 de 540 mètres jusqu’à -165 : c’était la profondeur maximum prévue pour la décompression.
La remontée était bien dans les flocons et le puits porte bien son nom : puits de la neige.
Le plus surprenant est qu’en le remontant on voit enfin la roche qui le constitue sur les parties en devers qui ne sont pas couvertes de glaise contrairement à la descente ou rien ne laisse apparaitre.
La suite de l’exploration implique de mettre en place d’autres protocoles de plongée et décompression ainsi qu’une équipe dans l’inter-siphon S2-S3 afin d’assurer un retour sans effort et passer le S2 d’une longueur de 780 mètres avec un passage à -68 l’esprit tranquille.

Matériel plongée fond S3:

*Didou : Scooter Bonex RS,
Recycleur Megalodon 5l 8-70 250bar
Rechape 7l O2 250bar, 7l 60% 350bar,
7l 40% 350bar 20l 16-70 250bar, 20l 10/75 250bar

*Fred : Scooter XK1 et rechape Bonex RS,
Recycleur Megalodon 4l 6-80 250bar
Rechape 15l O2 250bar, 15l 50% 250bar,
20l 9-75 250bar, 20l 15-55 250bar

Participants durant les campagnes 2014 & 2015 :

Mathieu Millet (F.F.S / Garagalh 06)
Arthur Establie (F.F.S / Garagalh 06)
Tonio Da Cunha (F.F.S / Garagalh 06)
Didier Capdeville (F.F.S / Garagalh 06)
Alain Gomez (F.F.S / Garagalh 06)
Phillipe Assailly (F.F.S / Garagalh 06)
Remy Bouchard (plongée sout 12)
Didier Quartiano (F.F.S / Garagalh 06)
Sergio Santantonio (F.F.S / Garagalh 06)
Frederic Bonacossa (CDS 06)
Docteur Andreas Kauert (Caisson hyperbare 06)
Docteur Carl Willem (Caisson hyperbare 06)
Emmanuel Etienne (F.F.S /Speleo Club Sanary 83)
Laurent Mestre (F.F.S / Géokarst 38)
Alexandre Fox (F.F.S / G.S.I 46)
Bertrand Hemard (F.F.S / G.S.I 46)
Frederic Swierczynski (F.F.S / G.S.I 46)
Jerome Espla (poisson lune production 06)
Philippe Audra (CNRS 06)

 

 

 

 

 

 

 

À propos Frédéric Swierczynski

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