Grotte de la Mescla: épopée

14.02.2015

Cela fait quelques temps que nous voulions continuer la topo dans Le S2 de la Mescla.

Nous nous sommes donné rendez vous pour la St Valentin et oui nous sommes tous amoureux de ce siphon.

Les plongées ce sont bien déroulées malgré la  pluie battante de  la nuit.

Le matériel à été déposé la veille inter siphon par mon ami Mathieu et moi même,

un grand jour pour Mathieu puisque c’était sa première  plongée souterraine.

Le lendemain matin 8h00 notre Président Tonio est au rendez vous pour nous filer un coup de main .

La mise à l’eau se fait dans la bonne humeur comme d’habitude

et nous partons pour accomplir quelques heures de plongée pour effectuer la topo derrière le laminoir jusqu’à la sortie du S2.

Alex fox découvre des arrivées d’eaux douces et froides dans une belle cheminée bien après le laminoir.

Les relevés sont fait  Fred et Alex rentrent après 3 heures de plongée ,

pour moi ce sera un retour plus rapide ayant quelques soucis avec la barre de mon scooter ,

qui se fait la malle à chaque fois que je lâche la poignée de gaz ,ce qui me fait emmêler quelques fois dans le fil  GRRRRRRRRRR………..

Il y a des jours ou on ne tire pas le diable par la queue.

Merci  à Tonio et Mathieu Millet pour votre aide précieuse .

les plongeurs :Fred Swierczynski,Alex Fox ,Mathieu Millet,Didier Quartiano

profil un peu yoyo du s2de la mescla il faut pas toucher ce genre de matos,après on ne veut plus jouer q'avec çà. alex et son triton mescla preparation du matos pour Fred

2015

Durant l’année 2013, 2014 puis 2015 avec l’autorisation du C.D.S 46 via Frederic Bonacossa, nous avons sécurisé les zones exondées pour optimiser le portage en vue de diminuer les efforts lors des sorties des plongées que ce soit avant le S1 mais aussi à l’inter-siphon S2 S3. Les plongeurs plus ou moins souteux, nos amis du Garagalh, Geokarst, G.S.I et bien d’autres se sont retrouvés avec des pelles, des pioches et autres seaux, perfo avant de terminer autour d’un casse-crôute bien mérité.
Il fut mis en place une série de prélèvements dans le S1, S2, S3 et S3 bis en relation avec le CNRS 06 et son représentant dans cette étude : monsieur Philippe Audra. A cette occasion des prises de mesures ‘ temps/profondeurs/températures’ furent renouvelées sur l’ensemble des plongées ainsi que le jour de la pointe mais aussi la collecte d’échantillons eaux à différents points remarquables ou l’on constatait clairement les arrivées d’eau froide.
De nombreuse sorties soit plus de 18 heures de plongées cumulées furent nécessaires pour réaliser les topographies des différents siphons ainsi que la sécurisation des lignes en partie immergées.
Nous avons bénéficiés de la présence et veille des docteurs Andreas Kauer et Carl Willem du caisson hyperbare de Nice qui fut mis en alerte durant nos explorations.
Mi-juillet 2015, après déjà deux plongées de reconnaissance à -40 et -100 dans le S3, nous décidons de pousser plus loin notre curiosité dans cette partie de la Mescal ayant déjà dédouané les aspects critiques du portage de l’inter-siphon S2-S3 ainsi que le protocole de décompression spécifique à cette cavité : la galerie évolue entre -7 mètres et 25 mètre sur les 300 premiers mètres. Il faut attendre plus de 400 mètres pour approcher la zone de dépose des premières déco profondes.
Samedi 11 juillet, Mathieu, Didou et Fred réalisent le portage de la totalité du matériel derrière le S1 prêt à partir dans le S2 hors les recycleurs mais aussi les 50% qui seront utilisés en rechape lors du passage du S1.
Dimanche 12 juillet, Jerome, Arthur, Didou et Fred arrivent au parking improvisé le long de la N202 dès 8h avec la volonté d’une mise à l’eau avant 9h qui sera tenue. Arthur et Jerome passeront leur temps à attendre Didou et Fred durant 4h évoluant dans le S1 et S2 camera et caisson photo à la main : il est vrai que la cavité et ses concrétions immergées permettent de se croire dans les Cénotes à 30 minutes de Nice températures de l’eau inclue !! De leur côté Didou et Fred s’immergent dans le S3, déposent les rechapes O2 dès l’entrée dans le puis de 15 mètres puis les 50% dans la zone des 300 mètres de l’entrée avant de continuer ensemble jusqu’à -60 mètres qui fut la zone de séparation du binôme avant de se retrouver dans la zone des -100 lors du retour du fond de Fred.
La plongée du fond se devait d’être rapide afin de limiter au maximum la décompression n’ayant pas d’équipe pour passer notre matériel lors du portage de l’inter-siphon S2 S3 et nous y sommes parvenus en limitant le temps de déco à 1 heure.
Une fois engagé dans la pente à 45° de la zone -60 terminus Leguen à -100 on arrive en hauteur d’un puis vertical de plus de 10 mètres de diamètre terminus de Rick Stanton qui est la continuité du tunnel d’accès. Les parois sont entièrement couvertes de glaise et ne laissent pas apercevoir les roches qui la supportent.
Arrivé à – 120 zone du terminus John Volanthen on passe sur le fil de Eric Estabie jusqu’à un promontoire ou plutôt une restriction de 10 mètres à 8 mètres de diamètre du puits à – 140.
Fred a continué de suivre le fil du dévidoir qu’avait lâché Eric jusqu’à -155 ou il était bien planté dans la glaise depuis 2006.
Une fois le dévidoir nettoyé et fonctionnel ce fut reparti pour un tour avec une magnifique glissade en direction de fond soit une distance dans le S3 de 540 mètres jusqu’à -165 : c’était la profondeur maximum prévue pour la décompression.
La remontée était bien dans les flocons et le puits porte bien son nom : puits de la neige.
Le plus surprenant est qu’en le remontant on voit enfin la roche qui le constitue sur les parties en devers qui ne sont pas couvertes de glaise contrairement à la descente ou rien ne laisse apparaitre.
La suite de l’exploration implique de mettre en place d’autres protocoles de plongée et décompression ainsi qu’une équipe dans l’inter-siphon S2-S3 afin d’assurer un retour sans effort et passer le S2 d’une longueur de 780 mètres avec un passage à -68 l’esprit tranquille.

Matériel plongée fond S3:

*Didou : Scooter Bonex RS,
Recycleur Megalodon 5l 8-70 250bar
Rechape 7l O2 250bar, 7l 60% 350bar,
7l 40% 350bar 20l 16-70 250bar, 20l 10/75 250bar

*Fred : Scooter XK1 et rechape Bonex RS,
Recycleur Megalodon 4l 6-80 250bar
Rechape 15l O2 250bar, 15l 50% 250bar,
20l 9-75 250bar, 20l 15-55 250bar

Participants durant les campagnes 2014 & 2015 :

Mathieu Millet (F.F.S / Garagalh 06)
Arthur Establie (F.F.S / Garagalh 06)
Tonio Da Cunha (F.F.S / Garagalh 06)
Didier Capdeville (F.F.S / Garagalh 06)
Alain Gomez (F.F.S / Garagalh 06)
Phillipe Assailly (F.F.S / Garagalh 06)
Remy Bouchard (plongée sout 12)
Didier Quartiano (F.F.S / Garagalh 06)
Sergio Santantonio (F.F.S / Garagalh 06)
Frederic Bonacossa (CDS 06)
Docteur Andreas Kauert (Caisson hyperbare 06)
Docteur Carl Willem (Caisson hyperbare 06)
Emmanuel Etienne (F.F.S /Speleo Club Sanary 83)
Laurent Mestre (F.F.S / Géokarst 38)
Alexandre Fox (F.F.S / G.S.I 46)
Bertrand Hemard (F.F.S / G.S.I 46)
Frederic Swierczynski (F.F.S / G.S.I 46)
Jerome Espla (poisson lune production 06)
Philippe Audra (CNRS 06)

MESCLA PARTIE, juin 2015, Didier Quartiano

sergio

-Allo Didou, on plonge samedi et dimanche à la Mescla, il y a du monde qui peut nous filer un coup de main ?

-Fred, samedi je peux pas , j’ai un IRM à passer et le soir c’est la bouffe du club ,pour le monde je vais voir .

-je te récupère le matos avec Lolo on fait le portage , tu viens plonger dimanche ça te va ? Ça se refuse pas .

Dimanche 28 juin 2015. à 5h 30 réveil ,je charge les machines.

Me voilà en route vers le Graal. Après une bonne séance café ,pain au chocolat ,croissant. Nous mettons nos recycleurs sur les épaules ,en route pour la vasque du Siphon 1

9h00. Fred et lolo partent dans le S1 pendant que je constate une première rentrée d’eau dans ma combinaison . Je passe le S1 .

-Fred je prends L’eau.

-Et alors je vais pas me taper le matos tout seul ,la flotte fait 20 degrés.

Regarde plutôt ton scooter.

-je découvre un magnifique phare LDY de 25 000 lumens en plus de mon Orion 9000 lumens et mon phare Tilitec 4500 lumens.

_-oui mais Fred je prends quand même beaucoup L’eau .

– il me regarde avec un grand sourire.

Nous plaçons le matériel de notre Hydrogéologue Phillipe Audra sur la machine de Fred . C’est lui qui ira le plus loin.

La sonde de température derrière ses épaules et les 4 seringues de prélèvements sur une 20L. Après les dernières vérifications, un bye bye à Lolo et nous passons la tête sous l ‘eau dans le S2 .

Je largue une bouteille 7 L 350 B de surox 40% en haut du puits, nous arrivons sous le miroir en 22 minutes, nous avons 6 mn de palier, nous traînerons dans la zone des dix mètres jusqu’à la 32 ème minute avant de sortir . L’endroit est toujours aussi magique, nous sortons la tête de l’eau et allons poser nos machines .

Sur la droite face à la cascade, de superbes petites concrétions et la piscine du S3.

L’air est parfaitement respirable et, moi je suis bien trempé, mais heureux. Nous faisons passer tout le matos et nous nous rééquipons. D’un coup la wings de Fred se gonfle sans raison. Je bondis sur son robinet de diluant et le ferme, on bricole, on vérifie, tout fonctionne, il n’a pas perdu beaucoup de diluant. Sous nos pieds, le magnifique puits aux cannelures anguleuses !

Fred allume son phare LDY 50000 lumens, il fait jour dans la rivière sans étoiles…

Les négociations commencent entre Fred et moi, je lui accorde 2 minutes d’attente à partir du fil jaune de Stanton au lieu de 4

Nous voilà partis, la caméra clignote sur le casque de Fred, tout est ok, nous allons partager les images du Graal ….et il faut que je sois très propre. sinon, les dossiers vont s’accumuler… Les galeries sont magnifiquement décorées, séries de rognons de chaille énormes. Au sol, de belles dentelles de roches sorte du désert d’argile, le Sahara liquide, comme disait Francis Le Guen en 1987.

Nous arrivons dans l’Haliocline – 6 m , cet endroit irréel où l’on voit bien la séparation des eaux. L’eau redevient limpide, je vois mon ombre projetée au sol et sur les parois, je pense aux explorateurs précédents, Sessegolo, Le Guen, Stanton, Volanthen, Eric….

Fred me sort de mon rêve, non c’est pourtant réel :

Alors, on les fait ces prélèvements, il se stabilise, moi aussi, je rince les seringues et les remplis, quelques secondes suffisent, je bloque le tout proprement sur sa 20 L et nous repartons.

Les galeries deviennent de plus en plus grandes, un tunnel de métro…

Je m’arrête, me stabilise, je suis de plus en plus lourd, je suis trempé.

Fred me lance 2 mn, Ok et je le vois partir et le suis, il est 30 mètres devant moi dans une galerie monstrueuse, je le vois faire demi-tour, il est déjà à moins 100 m et moi à 78, le fil de Stanton à portée de main.

Le trou m’aspire, il faut faire demi-tour, j’ai pas les gaz pour aller plus profond.

Fred est face à moi, je me rends compte vraiment de l’immensité du lieu…

On remonte tranquillement en profitant des jeux de lumière, je pense à mon ami Eric Establie qui a lâché son dévidoir là, juste un peu plus loin.. j’éclaire toutes les remontées. ça part partout.

Je me remets derrière Fred pour profiter de l’éclairage, on arrive à la nef, où les eaux arrivent en abondance, quelle Beauté !!!

On ralentit encore, tiens, ACG marqués dans le sol, hé oui, Tchétché a été le premier à plonger ici, chapeau bas monsieur Sessegolo…

Au pied des grandes cannelures, 6 mn de déco s’affiche sur notre ordinateur, nous resterons jusqu’à la 42 ème mn dans le S3, avant de repasser tout le matos et se rééquiper dans le S2

Nous prenons notre temps, contemplant l’endroit et là, je décide de lâcher la palme de Fred. Un grand moment de solitude dans le chocolat où nous pataugeons…

et paf, la main dessus, non ça c’est le pied de Fred…

et repaf, cette fois-ci, c’est la bonne !

Nous glissons dans le nappage brun sur une vingtaine de mètres ,

puis l’eau redeviens claire ,nous lâchons le Fil pour mettre en grand les gaz jusqu’à la remontée avant le S3 bis, nous passons à côté de la ceinture de Djé…

Le dernier passage bas est devant nous, c’est passé, 12 mn pour arriver jusqu’ici.

A partir de là, nous réduisons notre vitesse et sortons le siphon 2 en 42 minutes

Nous sortons la tête, Lolo nous attend, il va nous aider à passer le matos

Je ne prends même pas le temps de me relever, car je suis vraiment plein d’eau, j’y vais en toute délicatesse, comme je sais faire, ma SF TECH en a vu d’autre…

Fred me laisse passer le premier dans le S1 et m’emboite le pas

Nous sortons la tête de l’eau et là, nous sentons une odeur de clope, notre cher président Tonio et son acolyte Sergio sont au rendez-vous, ils viennent nous filer un coup de main pour le portage

Je ne les remercierai jamais assez pour leur tâche ingrate…

Nous prenons une bonne collation avant de sortir sur le parking regarder les images !

Nous frétillons tous de bonheur en pensant à la prochaine plongée…

Participants : Fred Swierseski, Lolo, Tonio da Cunha, Sergio Santantonio, Didou.

15 septembre 2015, Fred Swierseski

P1180325

Mescla -200m

Participants: Fred , Laurent, Didou.
Portage de notre matériel dans le siphon 3, c’est la première fois que Laurent Mestre traverse ce sublime siphon2.
Nous passons tous nos blocs pour la plongée du jeudi et Laurent s’accorde quelques mouvements de brasse dans la piscine du S3.
Nous pointons nos éclairages Ldy vers le plafond pour prévoir l’ escalade.
On tente avec Lolo à droite, c’est vraiment péteux .
Le passage est sur la gauche ,mais voilà c’est en devers je n’ai pas de corde.
Fred me fait la courte échelle ,je trouve un bon bac un deuxième ,je pourrais descalader, je place une lolote en combinaison étanche, je sors ,je suis en première.

je redescends devant une grande coulée grise et m….e ça queute .
J’ai du mal a respirer c’est gazé ,il y a une vapeur blanche 10 m au dessus de moi pour continuer il me faudra du matos et une bouteille pour respirer. je rejoint mes amis et rentrons tranquillement en profitant des jeux de lumière du S2

Le 17 septembre 2015 ,
Frédéric Swierczynski a atteint le bas du puits de la neige et continué à dérouler la totalité du fil d’Éric Establie dans la partie horizontale (540 m depuis le début du terminus de John Volenthen) dans une galerie de belle section.
La sonde de Philippe Audra nous donnera les relevés scientifiques toutes les quatre secondes, des prélèvements d’eau on été effectués à 115 m . Nous nous sommes tapé dans les mains au terminus de Rick Stanton .
Après 3 heures passées dans le Siphon 3 nous rejoignons Laurent Mestre qui nous a aidé a passer tous le matériel.
Nous sortons du S2 ou Mathieu Millet venait récupérer nos 16 bouteilles et nos 3 scooters.
7 heures d’explo
et voila nos amis Rémi ,Christian , Jérôme ,Mathieu qui commencent a sortir tout notre matériel.

Un grand merci a vous tous pour votre bonne humeur et votre
sérieux coup de main

Participants

Christian Starck
Jérôme Espla
Mathieu Millet
Laurent Mestre
Frédéric Swierczynski
Didou Quartiano

Phillipe Audra hydrogeologue

Fred Bonacossa cds 06
L’équipe du caisson de Nice avec le Docteur Carl willem et Andreas Kauert

Plongée à la Mescla, samedi 30 Janvier 2016, Alain Lecuyer

Plongeurs : Didier, Alexandre, Yvan
Aide porteur : Alain2
Rendez-vous sur le parking à 9 :00 et rotations pour amener le matériel au niveau du siphon 1 pour une entrée dans l’eau à 11 :00.
Sortie des plongeurs vers 15 :45 (approximatif car ceux-ci étaient déjà sortis lorsque je suis revenu au niveau du siphon 1)
Matériel dans les voitures vers 18 :00
Yvan : plongée découverte du siphon 2
Alex : incursion, seul, de 300m (horizontal) dans le siphon 3
Didou : organisation de cette plongée de consolidation et renforcement d’équipe.

Après les présentations, nous démarrons les rotations de transport du matériel. Pour moi c’est une première et je découvre avec appréhension la quantité de sacs tous plus lourds les uns que les autres (20 à 40 kg) ainsi que les recycleurs et énormes bouteilles d’air comprimé de sécurité. A peine entré dans la grotte mythique, après ouverture de la porte en protégeant l’accès, je ne vois plus rien à cause de la buée et transpire également de chaud. La température dans ces parties basses étant élevée à cause de l’eau particulièrement chaude de cette grotte. Séance déshabillage et nettoyage incertain des lunettes (que je referai de multiples fois sans grand succès). Après la descente d’une première échelle, la montée d’une seconde, voici les passages, puis-je l’avouer, un peu redouté, au sommet de deux puits. Passage sur planche et poutre métallique fléchissant sous la charge. Heureusement le tout est bien protégé par un câble métallique pas trop distendu ! Pour mettre de l’ambiance Didou rappelle qu’un plongeur est tombé dans le premier puits et n’a dû l’arrêt de sa chute qu’au coincement en travers du puits de sa bouteille ! Cela me rassure presque bien que je ne porte pas de bouteille!

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Après une dizaine de rotation on finit par s’habituer à cette poutre aérienne (je n’ai pas vraiment regardé en bas de peur quand même d’être attiré, imaginant la situation d’une chute suspendue au câble avec un sac de 25 kg plus ou moins bien ajusté sur le dos !

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Didou joyeux!

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Tout étant arrivé à bon port, les plongeurs se préparent tranquillement, non sans échanger quelques bonnes plaisanteries.

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Je suis impressionné par leur efficacité et finalement rapidité à enfiler les combinaisons et autres systèmes complexes. Ils sont dans l’eau et le jeu de leurs torches sous la surface est superbe, j’essaie d’en capter quelques images. Encore un éclair verdâtre fugace et c’est le noir et le silence total. Je suis seul !

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Bien sûr j’ai ma frontale allumée mais j’ai vraiment eu l’impression de noir absolu quand la danse des torches a disparu.

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Le camp déserté

Je retourne donc vers la sortie, un peu envieux de l’expérience formidable que sont en train de vivre nos amis, mais bien sûr également conscient de l’énorme investissement en temps, maitrise technique, expérience, sans parler de la maîtrise mentale nécessaire à cette activité, et passe une petite heure dans les galeries d’entrée pour faire quelques photos. Je vois le puits de 20m d’accès aux galeries supérieures, bien équipé d’échelons et de cordes fixes, mais n’ose pas m’y aventurer seul. Ce sera pour une prochaine fois en équipe.

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Vers 16 :00 , comme convenu, je retourne au siphon, me préparant mentalement à une attente propice à la réflexion, guettant l’éclair des torches du premier plongeur de retour. Cependant je ne tarde pas à entendre les voix chaleureuses de Didou, Alex et Yvan qui sont déjà installés pour un casse-croûte bien mérité. Ils « décompressent » tranquillement en évoquant leurs impressions. Yvan a été emballé par l’esthétique du siphon 2. Alex a pu se faire une bonne première impression du siphon 3. Tout cela laisse présager de nouvelles plongées de pointe à venir bientôt !

La Mescla n’a pas dit son dernier mot !

Entretien des marches

Samedi matin. le rendez vous et donné à la maison de Jean Nicolas et Christophe pour préparer leur matériel .

De mon côté j’emballe le perfo Bosh 18V nouvellement acheté par le club,

une barre à mine, des marches de 14, le pistolet à résine une massette, une bouteille d’air avec une soufflette et le cric de ma Dacia.

Après un café chez Charlotte ,

nous voilà sur le parking tout inondé par les pluies de la nuit.

Le niveau est bon, l’eau est claire et pas de courant;

Jean Nicolas s’immerge pendant que je joue du cric pour sortir les marches abîmées par les nombreux passages, puis c’est le moment d’armer notre nouveau jouet d’une belle mèche de 18.

Le chant du perfo résonne dans la grotte, les  trous sont percés aiséments .(c’est vraiment du bon matos léger et efficace).

Pendant que je résine les marches, Christophe déclenche le Lumix comme un paparazzis .

On entend le plongeur arriver, c’est au tour de Christophe de mettre la tête sous l’eau .

Pour lui, c’est la première fois,

quel bonheur de voir ses yeux qui pétillent, les sirènes de la Mescla l’ont accompagné dans le siphon 1.

Les marches sont sèches, le casse croûte et avalé et tout le matos ressort.

Il est important pour nous plongeurs de sentir en sécurité les gens qui viennent effectuer la tâche ingrate du portage ;

nos charges sont souvent lourdes.

Un grand merci encore à vous tous ;

les plongeurs

11-12.08.2017, David Bianzani

    Notre aventure débute le vendredi à 9h30 du matin sur le parking de la grotte au bord de la nationale. L’objectif est de transporter l’ensemble des charges pour 4 plongeurs, ainsi que des charges matérielles pour mener à bien notre aventure post siphon.

Thierry et Loïc ne connaissent pas la cavité ils sont là pour se balader et découvrir les lieux par la même occasion ils vont nous transporter nos bouteilles et propulseurs derrière le S1.

Nous comptons par plongeur deux bouteilles de grosses capacités de 20 litres ou 12 litres 300 bars, un recycleur, un propulseur, quelques bouteilles de sécurité pour assurer une décompression en mode dégradé, puis le matériel de spéléologie (cordes, goujons, mousquetons, perfo, disto, appareil photo, bouffe, etc…) le portage nous demandera un grand nombre d’aller et retour.

Nos amis se mettent à l’eau à 11h00, nous profitons avec Didou d’amener nos dernières charges et de finaliser l’équipement des bouteilles et matériel. Nous avons même le temps de nous faire une sieste en les attendant.

    Une heure et quinze minutes après leurs départs les voilà de retour ils ont quand même fait la traversée du S2 avec un arrêt à moins 6m, ils voulaient se garder la sortie pour le lendemain. Ils enchaînent ensuite le transport de notre matos devant le S2 pour gagner du temps pour le lendemain. Nous sortons de la cavité à 15h30, nous avons le temps de profiter du beau soleil des Alpes Maritimes et de se restaurer dans un bon vieux chinois.

Notre objectif de demain et de poursuivre l’exploration post S2 des puits escaladés l’année passée avec la réalisation de la topographie.

Nous démarrons le lendemain de bonne heure 8h30 nous sommes à la grotte, Didou et moi partirons les premiers suivis une heure plus tard par Thierry et Loïc, nous sommes assez rapides et efficaces, l’option a été choisie de plonger combinaison humide pour faciliter notre progression post siphon. Il est 9h30 quand nous nous immergeons dans le S2, ce siphon est une merveille grand clair, varié, c’est un bonheur de plonger dans ces eaux chaudes et limpides. Nous mettons 19 minutes pour traverser le siphon, comme on dit au pays on n’est pas venu acheter du terrain ou plutôt de la décompression….

    Le temps de poser nos blocs, recycleurs, quitter les hauts de combinaisons, préparer le matos de spéléo il est 10h30 quand nous attaquons l’ascension sur les cordes. Là deux surprises les mousquetons qui équipent les plaquettes des amarrages ont pris la lèpre, nous les changeons par des maillons rapides, le second est le type d’équipement choisi, tous sont en mono point ou amarrage naturel, avec une corde placée en sécurité pour grimper, qui est donc soumise au frottement. Je modifie tout ça histoire d’être sur les standards de l’EFS histoire surtout d’être en sécurité. Nous trouvons sur le troisième puits la corde d’équipement qui est redescendue, c’est le signe que le puit est actif, nous prenons la précaution d’équiper hors crue. La corde a d’ailleurs pris de bonnes tonches nous remontons à pas de velours.

    Nous remontons ainsi quatre puits, au rythme de l’équipement des coups de perfo et marteau que nous décidons de nommer en mémoire des explorateurs venus à la Mescla, Eric Establie, Jérôme Leroy, André Ros, Gérard Moïse. Arrivée dans le haut du puits E.E., la suite est au-dessus de nos têtes en face le Puit Jade (la fille de Fred), il nous reste 3 gougeons, nous optons pour un peu de première Didou me laisse le privilège d’équiper ce beau P10m qui part plein vide. En bas je descends en libre deux ressauts de deux mètres, ça continu après un passage étroit je distingue un puit qui doit faire 2m. Je remonte rejoindre Didou pour démarrer la topographie sur notre retour. Nous réaliserons une dizaine de visées, nous arrivons en bas du dernier puit il est 15h00, un petit casse-croûte, le temps de reconditionner notre matériel nous repartons vers la sortie. Nous prenons un peu plus de temps pour profiter de la beauté des lieux et faire quelques images.

A la sortie nous retrouvons Pierre et Christophe venus nous aider pour sortir l’ensemble de toutes nos charges. Cette exploration fut une réussite, rééquipement, topographie, et photos du réseau.

Les données ont livré un dénivelé de 35m pour 50m de développement.

Un super bon moment passé entre potes qui nous donne envie de revenir très vite….

Participants : Club SDNO :Loic et Cécile Perrouelle, Thierry Fresquet, Club Garagalh Pierre Aimon, Christophe Sintive, Didou Quartiano, Club GSV David Bianzani.

Remerciements à Antonio Da Cunha président du Garagalh, au CHU de Nice équipe du caisson Hyperbare, CDS 06 Frédéric Bonacossa.

David Bianzani, spéléo-plongeur (Club GSV)

07.10.2017, Didier Quartiano

L’objectif de notre sortie est la poursuite de l’exploration post S2 (800m -69m), des escalades terminées deux mois plus tôt après 35m d’ascension, nous revenons cette fois-ci à quatre bien déterminés à monter plus haut et découvrir les secrets de ce réseau mythique.

Le portage :                                                                                                                                                    Comme tout commencement pour une aventure d’exploration cela débute par un le fastidieux portage jusqu’au S1. Malgré l’utilisation de nos recycleurs qui nous confèrent une grosse autonomie, il faut prévoir l’imprévisible: la panne de la machine, la perte de fil, le retour dans l’obscurité totale, etc…. Nous amenons des 20 litres, avec quelques savant mélanges de plus petites bouteilles pour la décompression. Le propulseur est de la partie pour traverser très vite. Tout cela représente entre 5 à 6 charges par plongeur.

Nous avions prévu de faire un petit bivouac dans la grotte, histoire d’être prêt très tôt, d’être bien reposés, de ce faire une petite soirée grottesque… une panne imprévue sur un recycleur et une attaque furtive par une souris sur une des sacs de provision laissé à l’entrée de la cavité aura eu raison de notre programme nocturne.

Nous réalisons quand même ce jour là une plongée pour y déposer tous le matériel devant le S2 puis dans celui-ci, deux bouteilles d’oxygène à 6m et un relais de nitrox dans le premier puits à 250m de l’entrée.

La plongée :                                                                                                                                                     Nous démarrons de bonne heure, avec un levé des braves à 6 heures du mat, le temps d’émerger, du petit déjeuner, de la route nous sommes à la grotte à 8h00. Nous nous immergeons dans le S1 il est 8h45, je fait binôme avec mon Didou, il tracte le container logistique contenant les accus, le perfo, le disto, tous les matériels sensibles, c’est un accessoire indispensable pour la réalisation d’une telle aventure. Mais il est très contraignant en raison de son volume constant et poids apparent variable en fonction des matériels rangés dedans il faut le lester et ce n’est pas une mince affaire.

La traversée de ce siphon est à chaque fois une aventure tant sur le plan du paysage souterrain varié, par ces volumes, ces formes, la visibilité plus de 15m. La température de l’eau à 24°, j’ai chaud dans ma combinaison humide de 3mm et 5mm. C’est une aventure historique avec la présence des traces du passé laissées par les précédents explorateurs comme dirait mon Didou c’est un voyage qui dure 19 minutes. Nos collègues Laurent et Fred nous précédent de 5 minutes, nous les retrouvons pour la réalisation de nos deux minutes de palier.

L’exploration :                                                                                                                                                  Nous enchainons, le temps du des-équipement, nous entrons dans la peau du spéléologue, nous voilà équipés de nos baudriers de nos kits chargés de cordes et perforateur. Nos démarrons l’ascension des puits pour rejoindre la suite du réseau.

Arrivés au dernier puits, première boulette ou erreur d’inventaire nous n’avons pas de dégaines pensant que nous les avions laissé ici. Nous faisons preuve de stratégie et prudence, nous avons au dessus de nos têtes une pile d’assiettes de blocs qui tient par le saint esprit… Malheureusement il faut passer à coté pour rejoindre la suite. Nous équipons la corde en mains courantes pour passer au plus loin de cet obstacle de Damocles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons au terminus de la précédente escalade. La suite est très intéressante, à ma droite un beau méandre d’un mètre de large se développe horizontalement, en haut une belle escalade se poursuit, sur la gauche une belle lucarne boueuse donne cinq mètres plus loin sur un puit descendant ou nous entendons l’eau couler… Les pronostics vont bon train. J’annonce une nouvelle rivière à découvrir, les autres  me disent que c’est le bruit de la cascade du S2… en attendant de lever nos interrogations.

Je sécurise l’équipement, la zone est marneuse la roche est très instable par endroit, je trouve malgré tout un beau miroir de faille bien dur. Pendant l’équipement Fred est attiré par un départ dans notre dos, une lucarne de de 80cm de diamètre tapissée de concrétionnement blanc comme de la neige et très poreux voir poussiéreux, percevant un courant d’air, il inspecte les lieux, il nous interpelle de sa grosse voix, ça continue. Le choix est vite fait par ce passage que nous nommons la galerie de la chounf, les volumes prennent de l’ampleur. Nous sommes dans une petite salle ébouleuse toujours dans les marnes, devant nous un ressaut de quatre mètres composé sur les parois de roche instable, un vrai casse tête pour grimper. D’ailleurs Fred y fait une tentative en libre quitte d’une belle frayeur, en effet il nous a fait partir des cailloux le temps d’un cri «Pierre….» celle-ci rebondissent sur mon poignet puis deux mètres en dessous sur le coude de Didou….Plus de peur que de mal.

Nous comprenons qu’il faut être prudent ,nous sommes très loin … au vue des obstacles qu’il y a à franchir…l’erreur en ces lieux peut être fatale.

Je me colle finalement à la grimpe en posant un goujon au dessus de moi , j’escalade d’un mètre cinquante et cherche en hauteur une roche de meilleur qualité pour poser un autre point. La suite est un mètre devant…J’arrive à trouver du bon caillou, Fred me passe un étrier et me sert de deuxième point d’appui.

 

Je me lance , les cailloux tiennent soudés par de la calcite , çà y est , je suis en haut d’une petite salle de trois mètres de diamètres.

Au dessus de nous un ressaut d’un mètre cinquante qui se poursuit d’un virage à gauche et d’un nouveau puits ascendant de 10m .

Se présente face à nous une roche claire et bien dure,

«Nous n’avons plus de matériel nous venons d’utiliser 40m de cordes et tous les goujons, nous sommes contraint  de faire demi-tour, en réalisant la topographie, le méandre à droite n’aura donné que 10m de galerie  se terminant  sur étroiture.

Le bilan est encouragent 40m de première avec environs 20m d’ascension supplémentaire trois départs à explorer….et un nouveau réseau celui des Lapins Crétins.

Le retour :                                                                                                                                                      Il est 15h00 Quand nous reprenons le chemin du retour, Fred et Laurent sont partis avec un peu d’avance, l’eau est de couleur chocolat…toute la boue accumulée sur nos combinaisons et équipements se déverse dans le S2 , le retour va être sympatique…de plus nous bataillons avec Didou pour rééquilibrer le container qui a perdu du poids avec le matériel d’équipement laissé au terminus… Nous trouvons tant bien que mal des cailloux que nous glissons sur les élastiques du tube pour neutraliser sa flottabilité. Didou prend la tête du convoi et le suis pour parer à tout problème sur sa remorque…

Le début de l’immersion est fantastique 50 cm de visibilité, si les conditions sont ainsi sur les deux cent premiers mètres ce ne va pas être de la tarte. Impossible de scootériser nous suivons d’une main le fil d’origine, pas trop fermement car les amarrages sont très douteux, il va falloir venir changer ça histoire d’avoir un lien plus rassurant pour retrouver la surface. Heureusement nous retrouvons une meilleure visibilité trente mètres plus loin, séquence guerre des étoiles ,scooter à fond les jeux de lumières nous accompagnent pendant nos trente minute d’immersion jusqu’à la sortie.

Arrive le moment fastidieux du portage heureusement renforcé par l’équipe du Garagalh Tonio, Michel et Lauréline nous aident dans la sortie de nos lourdes charges .

18h00 tout est fini, nous pouvons prendre une petite collation tous ensembles.

Nous sommes heureux d’avoir pu partager un bon moment récompensé par un belle exploration dans ce  magnifique réseau, qui n’a pas livré tout ses secrets.

La suite dans le prochain épisode…

 

Plongeurs : Didier Quartiano, Fred Swierczynski, Laurent Mestre, David Bianzani.

Spéléo : Michel Isnard, Tonio Da Cunha, Lauréline jeune membre du club

cds 06: Fréderic Bonnacossa,

l’équipe du caisson hyperbare de Nice

Jerôme Espla et Arthur Establie dans nos cœurs

 

Nous dédions cette journée d’exploration à Eric Establie toujours dans nos pensées, qui nous a quitté le 3 Octobre 2010.

À propos didier quartiano

plongeur

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